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18/05/2008

A la recherche du Magnolia jaune. Episode 2/2

Au Brooklyn Botanic Garden, E. Sperber a croisé M. acuminata, jaune et américain, avec M. liliiflora rose, puis avec M. denudata blanc. Elle a obtenu des merveilles, comme 'Elizabeth', 'Evamaria', 'Woodsman', 'Yellow Bird'. (voir 1er épisode). Elle a ouvert une voie dans laquelle les hybrideurs se sont engouffrés passionnément.

Phil Savage du Michigan a marié M. acuminata au M. x soulangeana 'Big Pink' pour créer 'Limelight' et 'Yellow Lantern'. L'un a de grosses fleurs jaune chartreux, et l'autre jaune pâle.

  magnolia limelight magnolia yellow lantern  
  M. 'Limelight M. 'Yellow Lantern'  

Puis, il a hybridé M. acuminata avec M. stellata. 'Gold Star' est né. Ses fleurs ont la forme étoilée, la résistance au gel et la précocité de M. stellata, mais sont jaune clair. Cerise sur le gâteau, les jeunes feuilles sont bronze.

C'est là qu'intervient le tandem A. Kehr et Ph. de Spoelberch. L'un croise à tour de bras les hybrides des précédents, le second sème, élève et observe les graines et boutures envoyées par le premier. Je vous laisse admirer les résultats:
- 'Anilou' (M. acuminata x M. 'Elizabeth')
- 'Banana Split' ((M. 'Woodsman' x M. 'Lennei') x M. Elizabeth')
- 'Honey Liz' (M. a. 'Miss Honey Bee' x M. 'Elizabeth')
- 'Daphne' (M. a. 'Miss Honey Bee' x M. 'Gold Crown')
- 'Lemon Star' (M. kobus 'Norman Gould' x M. acuminata)
- etc ...

  magnolia Banana Split magnolia honey liz  
  M. 'Banana Split' M. 'Honey Liz'  

A investiguer de la sorte, vous l'avez compris, je cherche aussi le Magnolia jaune de mon coeur! Je le planterai à l'entrée du sous-bois. Il sera assez haut pour dépasser la haie et être vu du jardin jaune (Voir ici le plan du jardin). Mais pas trop grand non plus. La place commence à être comptée. Je le rêve jaune assez soutenu pour accompagner les T. whittalii, Euphorbia polychroma, Primula veris, ...

   le jardin jaune 
La divine 'Elizabeth' est trop pâle. Et trop grande aussi. 'Yellow Brid' serait pas mal, mais encore trop haut. 'Woodsman' m'a impressionnée, mais j'ai peur de me fatiguer de ce mélange de jaune et de rose difficile à associer. 'Banana Split' lui ressemble, en plus doux. 'Limelight serait parfait avec les euphorbes... Oui mais 'Daphne' a une de ces allures ...

Oui, ce sera 'Daphne'!. Reste à le trouver!

Pour mener votre propre quête du Magnolia jaune, Je vous conseille fortement de visiter la collection de Ph. de Spoelberch à l'arboretum de Wespelaar et dans le parc d'Herkenrode (voir jardins ouverts) et de jeter un oeil sur le site de la Magnolia Society et sur cette page de la RHS.

13/05/2008

A la recherche du Magnolia jaune. Episode 1/2

Jamais je n'oublierai ma première rencontre avec 'Elizabeth'. La journée était anglaise à souhait. Les gouttes d'eau nous dégoulinaient dans le cou, les pantalons glaçés collaient aux jambes. Et, au milieu du parc de Bradenham, ce Magnolia étalait, ingénu, ses pétales lunaires.

   magnolia elizabeth
   Magnolia 'Elizabeth'

Au printemps suivant, je participais à une visite guidée du parc d'Herkenrode. En nous promenant dans sa collection de Magnolias, Philippe de Spoelberch nous parlait, avec la sérénité d'un passionné, de sa quête du Magnolia jaune!

Tout a commencé au Brooklyn Botanic Garden, dans les années '50. La botaniste, Eva-Maria Sperber, a croisé le Magnolia acuminata ( et M. a. var. subcordata), américain, avec M. liliiflora, chinois.
- Le 1er, vigoureux (20 m.), a de petites fleurs jaune verdâtre à jaune beurre, peu visibles, souvent camouflées par le feuillage. En s'ouvrant tard, en juin, elles évitent les gelées tardives. La variété naturelle M. var. subcordata, plus répandue au Sud des USA et moins rustique, a des fleurs nettement plus jaunes.

   magnolia acuminata
   Magnolia acuminata

- Le 2è, est plus petit (4 m.), et ses fleurs roses à pourpres, s'épanouissent assez tardivement aussi, de mi-avril à fin mai.
De ces croisements sont nés 'Evamaria' et 'Woodsman' (c-dessous) ( et aussi 'Hatthie Carthan', 'Moon Spire'), mêlant le rose et le jaune de leurs parents.

   magnolia woodsman
  Magnolia 'Woodsman'

En re-croisant 'Evamaria' avec M. acuminata (en botanique les incestes sont permis!), elle a obtenu le divin 'Yellow Bird'.

   magnolia yellow bird
   Magnolia 'Yellow Bird'

Tous les Magnolias issus des ces lignées sont regroupés sous le nom de M. x brooklynensis.

Enhardie par tant de beauté, E. Sperber a osé hybrider M. acuminata avec M. denudata.
Celui-ci, petit et précoce, est le fétiche des Bouddhistes chinois qui le plantaient à l'entrée de leur temple. Le raffinement de ses grandes fleurs blanches symbolisent la pureté. C'est de cette union qu'est née 'Elizabeth'.
D'autres hybrideurs ont obtenu à leur tour 'Petit Chicon' (Karl Flinck, Suède), 'Carlos' , 'Yelloww Fever', 'Yellow River', 'Sundance', ....

magnolia carlos magnolia yellow fever
M. 'Carlos' M. 'Yellow Fever'
magnolia yellow river magnolia sundance
M. 'Yellow River' M. 'Sundance'

Mais, issus de parents jaunes et blancs, ces hybrides sont plutôt crème à jaune beurre que jaune canari!

La quête du Magnolia jaune ne peut donc s'arrêter là!
Suite, en fin de Week-end prochain....

07/04/2008

Il y a chèvrefeuilles et chèvrefeuilles.

Dans le Sud, j'ai, comme prévu, rencontré le printemps. Si, si, je vous assure, entre les gouttes, les grêlons et les flocons, j'ai deviné le printemps. Incapable de lézarder au soleil, fort rare d'ailleurs, j'ai préféré soigner mon obsession. J'ai vagabondé de jardins en jardins. Et j'ai fait des découvertes.

Jusqu'à présent, je ne connaissais que trois types de chèvrefeuilles (Lonicera).
Les grimpants vigoureux, parfumés ou colorés, qui escaladent façades et pergolas (Lonicera japonica), les buissonnants au feuillage dru et persistant, souvent taillé en haie ou topiaire (L. nitida ou L. pileata), et les arbustes échevelés au parfum suave en hiver (L. fragrantissima).

Je viens de découvrir, à l'arboretum des Grandes Bruyères, qu'il existait aussi de petits arbres.
Le Lonicera deflexicalyx d'abord. Pas un seul de mes bouquins n'en parle. Pourtant je l'ai trouvé élégant et sa ramure graphique. Le sujet mesurait environ 3 x 3 m.

     lonicera deflexicalyx
Le Lonicera maackii ensuite. Plus large et majestueux que le premier (4 x 4 m.), il est plus connu aussi. En mai juin, il se couvre de petites fleurs blanches puis jaunes, discrètes

     lonicera maackii

mais parfumées. A l'automne, elles se transforment en baies rouge groseille. Son écorce noueuse est parcourue de crevasses.

     lonicera maackii ecorce

Serment de printemps, je réserve d'ores et déjà une place de choix au premier trouvé!

PS: grâce aux conseils d'un lecteur qui m'a contactée par mail, j'ai ouvert le De Belder. Je l'avais oublié!
D'après celui-ci, L. deflexicalyx a "une belle floraison jaune abondante et voyante en fin mai, suivie de fruits orange ou rouge brique, abondante en juillet-août. Z 5."
Et L. maackii serait rustique jusq'en Z 3-4.

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14/01/2008

Tranches de vies

Je fends, coupe, débite... Je tronçonne, broie, range à longueur de semaine. Et J'ai tout le temps pour observer la structure de nos arbres défunts. A l'aide de quelques bouquins de botanique ultra-simples, je pense avoir enfin compris comment fonctionnait un tronc! Pour fixer ce que ma mémoire peine à retenir, je le mets par écrit. Si ça peut servir à d'autres, tant mieux.

Commençons par une jeune tige. En son centre, la moëlle occupe une place importante. coupe de jeune tige copie Autour, rayonnent des faisceaux de fibres vasculaires. La moitié interne de chaque faisceau contient des cellules qui transportent l'eau. C'est le xylème. Et celles de la moitié externe, se chargent des substances nutritives. C'est le phloème. En raccourci,ce sont les pipelines vitaux de l'arbre. La mince membrane qui sépare les deux réseaux et unit les faisceaux entre eux s'appelle le cambium vasculaire.

Chaque année, à la belle saison, le cambium vasculaire produit de nouvelles cellules. Vers l'intérieur, il émet un rayon de xylème, vers l'extérieur du phloème, et quelques cellules de cambium proprement dit pour élargir la circonférence. Les cellules de xylème formées au
      premiere annee  deuxieme annee

printemps sont grandes et claires, celles d'été et d'automne sont petites et sombres. Ainsi, année après année, se forment les anneaux de nos arbres. Notre tilleul en compte 20, ce qui colle à la réalité puisque nous l'avons planté, tout jeune et tout frêle, en 1989. Petit à petit, le vieux xylème, étouffé au coeur de l'arbre, meurt et ne sert plus qu'à soutenir l'édifice. Plus clair, le xylème récent s'appelle l'aubier. Notre tilleul était trop jeune encore pour porter ces stigmates du grand âge.

     coupe legende

A l'extérieur, l'épiderme tendre se transforme en cambium subéreux (suber = liège en latin) qui forme progressivement l'écorce imperméable.
Les substance nutritives acheminées par le phloème sont conduites au coeur de l'arbre par des rayons vasculaires. Les coups de tronçonneuse, impitoyables, les ont rendus invisibles ici. Souvent, en séchant, le bois se craquelle en empruntant ces canaux. 

Voilà pour une première approche. J'espère ne pas vous avoir trop embrouillé l'esprit. Et que les botanistes pardonnent mon ignorance.

Pour aller plus loin je vous conseille de faire un petit tour ici ou .

Mots clés Technorati : ,,,,,,

30/12/2007

Histoire d'arbres

Côté arbres, l'année 2007 a été très mauvaise ici

Tout a commencé cet été par le Robinier 'Casque Rouge' (Robinia x margaretta 'Casque Rouge'). Il y a 10 ans environ, Olivier a eu le coup de foudre pour ses longues grappes pourpres. Je le trouvais parfait dans le long massif oriental. Il camouflait un peu la haie du voisin et ses fleurs s'accordaient bien à l'ensemble.
Cet été, un coup de vent, même pas une bourrasque, juste une petite brise estivale.... et CRAC, il était parterre. J'ai appris depuis, mais un peu tard, que les Robiniers étaient très sensibles au vent. Il a fallu accepter que la nature avait eu raison de lui et de nous.

robinier
On devine ses fleurs en haut et à gauche de la photo. A droite du Robinier, un Cornus controversa 'Variegata' est mort en 2003 pour cause de canicule. Quand parviendrais-je à dissimuler cette haie ?

Puis ce fut le tour du merisier (Prunus avium 'Plena'). Nous l'avons planté il y a 12 ans dans le jardin blanc, à 5 ou 6 m. de la maison. Entre temps, la famille s'est agrandie et la maison aussi. Elle a rattrapé le merisier qui n'en pouvait rien, sauf que ses racines menaçaient dangereusement l'édifice. Il a fallu l'abattre. COUIC ! Et nous nous en sommes fait une raison.

Le charme fastigié (Carpinus betulus 'Fastigiata'), planté à l'arrière du long massif occidental a continué la série. Les années précédentes, j'avais bien remarqué son côté soiffard et "moi d'abord". L'arrosage automatique devait fonctionner à temps complet à 6 m. à la ronde pour sauver les vivaces pas si voisines que ça. Mais ces étés-là étaient secs. Celui de 2007 fut pluvieux, et ce fut pareil !! Malgré la pluie quotidienne, le Geranium 'Rozanne' à 4 m. de là, a végété, le Miscanthus 'Gracillimus' est resté nain, et les Phlox ont refusé de fleurir. J'étais très attachée à sa jolie forme de tulipe. Mais Olivier m'a fait entendre raison. C'était lui ou le massif. Un matin de septembre, j'ai accepté. BOUM !  C'était fini.

charme
Charme, gants et brouette... Et ici, une photo sans lui...

Enfin, ce fut le Tilleul (Tilia tomentosa). C'est le premier arbre planté dans le jardin, il y a 20 ans à peu près. Chez mes parents, il y en avait de si beaux dont le parfum avait bercé mon enfance qu'il en fallait un ici aussi. Il a poussé très lentement au début, puis... puis, il a prise de l'ampleur au point de cacher le petit bout de paysage que nous avons en ligne de mire. Le jardin semblait se fermer. Olivier n'était pas d'accord. Un soir d'octobre, il a accepté. AÏE, il est tombé. Je vous jure qu'il a crié et je ne suis pas sûre d'avoir eu raison.

tilleul
Tilleul, jeune jardin jaune et seau...

Restent d'énormes tas de bois à débiter, fendre, broyer et de nouveaux arbres à planter. Nous essaierons d'être un peu plus judicieux, cette fois ....

04/11/2007

Automne anglais.

Je partais inquiète en Angleterre. Ici, les feuilles sont déjà presque toutes tombées. Verrions-nous encore quelque chose ?

J'avais oublié l'incroyable privilège des Anglais: le Gulfstream! Grâce à lui, pas de gel encore. Pas même un léger friselis blanc sur le gazon de l'île aux jardins. La plupart des feuilles étaient encore bien accrochées aux branches. Puis nous avons eu de la chance. Les températures étaient douces et le soleil radieux.

     erables a sheffield
      Sheffield Park, dessiné par Capability Brown au 18ès.

Nous avons vu des scènes d'automne à couper le souffle. Les feuillages flamboyants des érables du Japon (Acer palmatum, A. japonicum), Tupélos (Nyssa sylvatica), Cyprès chauves (Taxodium distichum) et Métaséquoias (Metasequoia glyptostroboïdes), zébrés par les bouleaux scintillants, avivaient des scènes paysagères que d'habitude j'aurais jugées ternes. J'ai même failli trouver belles les herbes de la Pampa (Cortaderia selloana).

      lac a sheffield

Les paysagistes du 18ès., Capability Brown et compagnie, étaient de sacrés maîtres dans l'art de mettre en valeur les arbres.pinus contorta

Il y avait aussi les baies, les tapis de cyclamens et tout ce qui échappe au regard lorsque la végétation est luxuriante, comme les persistants, les ramures et les écorces.

N'imaginez surtout pas que ces jardins soient des jardins-musées, de ces lieux vides et froids habités par quelques jardidingues comme moi! Pas du tout! Malgré le prix d'entrée aussi flamboyant que les feuillages, des familles entières y pique-niquent: 14°C, c'est amplement suffisant pour un Anglais. Les enfants grimpent aux arbres, font des culbutes, courent leur joie de vivre et pleurent leurs écorchures.
Dans un cadre pareil, comment voulez-vous qu'ils ne deviennent pas jardiniers ?

Plus que le Gulfstream, ne serait-ce pas là le vrai privilège des Anglais ?

14/10/2007

De si beaux fruits...

Mauvaise semaine: il fallait tailler la haie du voisin. Les haies, j'en ai pourtant l'habitude: les 400 m. de hêtres et d'ifs du jardin sont taillés deux fois l'an. Mais celle du voisin, je ne l'aime pas du tout. Il est gentil et trop âgé pour la tâche. C'est bien pour ça que je la lui taille, sa haie. Mais rien que l'idée me soulève le coeur. Vous connaissez les Cyprès de Lawson (Chamaecyparis lawsoniana) ? Si, si. Vous avez sûrement près de chez vous un pavillon sinistre veillé par un cortège de cierges bleutés à odeur d'encens.
Lorsque j'affronte ce triste rempart, je suis d'humeur assassine. Je maudis le pépiniériste qui n'a pas eu le courage de dire toute la vérité. Après "Dans 3 ans vous aurez un écran dense et persistant", il a oublié d'ajouter " et 40 ans de bagne pour la tailler". Je sais de quoi je parle: pour 25 pieds, 10 grands sacs verts de déchets et deux trajets avec remorque jusqu'à la décharge!

Juchée sur l'échelle, mes idées cherchent l'évasion. Elles se baladent de belles images en beaux souvenirs. Allez savoir pourquoi, je me suis rappelée d'une échoppe à Lasne, qui

     boutique a lasnes exposait des fruits secs exotiques: des fèves géantes, des capsules de lotus, magnolia x soulangeanades graines étranges. C'était inattendu et très joli. Et les yeux imperceptiblement guidés par la pensée, j'ai aperçu dans le Magnolia x soulangeana du voisin, de gros fruits tortueux et rouges.

Pas mal du tout! Pas besoin d'aller en Afrique. En affutant le regard, il y a sûrement des tas de fruits intéressants ici! Et, descendue de l'échelle, je suis partie à la chasse.

    bouquets de fruits

1. Euonymus europaeus 2. Euonymus cornutus var. quinquecornutus 3. Magnolia stellata
4. Hamamelis mollis 5 Wisteria sinensis (glycine) 6. Rosa 'Windrush'
7. Magnolia x soulangeana 8. Humulus lupulus (houblon) 9. Rhus typhina (Sumac)

akebia quinataEt aussi l'Akebia quinata, le savonnier (Koelreuteria paniculata), ...
De découvertes en émerveillements, la haie est restée au point mort et le cerveau est entré en ébullition. Tous ces fruits feront le décor de la table de Noël. Les gousses de glycine seront porte-couteaux, les cynorhodons et fruits de magnolias seront accrochés à une branche de noisetier tortueux et les houblons se faufileront de bougies en bouteilles!

Mais comment les conserver d'ici là ? Comment garder leurs couleurs éclatantes ? J'en appelle aux blogueurs bricoleurs.

Et pour s'amuser, je vous propose un petit jeu. Le premier qui identifiera chacun de ces trois derniers fruits recevra un petit sachet de graines surprise!

fruit 2 fruit 10 fruit 11

Restent 21 cyprès à tailler ...

07/10/2007

Fêtes des plantes et coups de coeur d'automne

Les fêtes des plantes se succèdent à un rythme effréné. Je ne peux aller à toutes, Dieu merci pour le portefeuille. Le week-end dernier, nous avons quittés Celles trempés jusqu'aux os et, avant-hier, nous sommes revenus de Lasnes presque bronzés! Ainsi va notre climat.  
Vous imaginez bien que pas mal de plantes ont retenu mon attention...

quercus texana new madrid Côté arbres et arbustes.
Quercus texana 'New Madrid' (D. Devos): un chêne américain aux feuilles pourpres au printemps, vertes en été, et écarlates à l'automne. 25 m. de haut. 
Plus de place...
- Enkianthus campanulatus 'Venus' (D. Devos, Le Try): port dressé, 3 m. de haut, fleurs roses pâles en fin de printemps, et feuillage à tomber parterre en automne. E. campanulatus serait le  plus facile à cultiver des Enkianthus
Pas tombé dans l'oreille d'une sourde ...    

     enkianthus campanulatus venus
- Cornus 'Venus' (Hennebelle): présenté par les frères Hennbelle. C'est un cultivar allemand obtenu encroisant C. kousa chinensis avec C. nuttallii, puis en recroisant l'hybride avec C. kousa chinensis. Le réultat est un arbre aux grandes fleurs blanc crème, nettement plus vigoureux que ses grands parents!
J'ai déjà ses ancêtres!
- Les Viburnum (Le Try). De gauche à droite.

  viburnum erubescens 29sep 022  
  viburnum rufidulum viburnum plicatum cascade  

    . V. erubescens: bordeaux en automne, sensible au gel
    pfff.....
    . V. cassinoides: vieux bourgogne, refuse le calcaire....
    arghh....
    . V. rufidulum: beaujolais, supporte le soleil,  la mi-ombre, et la sécheresse.photinia fructuluteo
   c'est noté... 
    . V. plicatum 'Cascade':
- Photinia davidiana 'Fructuluteo' (Ph. Leclercq): persistant, baies jaunes, accepte l'ombre, la sécheresse et tous sols.
Acheté illico et planté aussitôt!

Suite un de ces jours!

07/05/2007

Histoire de glycine

  Notre glycine a une histoire. Elle est entrée dans mes rêves, il y a un peu plus de 20 ans. Glycine_1
C’était un soir d’été.  L’atmosphère était oisive et affectueuse. Avec mes sœurs et beaux-frères, nous dînions dans un restaurant dont le jardin occupait la rive convexe d’un méandre du Lot. Près d’un tulipier géant, trônait, impériale, une glycine en arbre.
L’hiver suivant, nous nous installions ici, dans notre maison. Le terrain était nu, sculpté par les sillons du dernier labour et les chiendents. Au marché, j’ai trouvé une glycine et je l’ai plantée au milieu de ce désert végétal, adossée à un tuteur en bois.
Les années ont passé. Les visiteurs s’amusaient beaucoup de ce poteau incongru, planté au milieu de nulle part. La glycine peinait. Ses jeunes tiges étaient régulièrement étêtées par le vent, très puissant ici. Petit à petit, elles se sont épaissies pour former des troncs entrelacés. La_glycine_par_terreAu sommet du piquet, quelques unes ont osé l’horizontal, peu ont résisté. Un de nos fils, s’est agrippé à l’une de ces jeunes branches pour se balancer… Crac ! Il a fallu tout recommencer….
Après 8 ou 9 ans, nous nous sommes émus devant les premiers boutons de fleurs. La nuit d’après, il gelait, les fleurs aussi…. Les années suivantes, la glycine a pris de l‘ampleur et les floraisons sont devenues plus régulières. Les visiteurs, intéressés, m’ont posé des questions. La taille ? Jamais, le vent s’en charge. Le tuteur ? Il est devenu inutile. Le tronc est assez rigide.
Pourtant, un matin de 2004, patatras…. La glycine était par terre ! Le Trou_dans_la_racine_de_la_glycine_2vieux tuteur avait cédé.  Heureusement les troncs avaient plié sans casser. Nous avons scié et enlevé le tuteur, et, aidés par nos voisins, l’avons remplacé par des fers à béton, solidement fichés en terre. Elle a gardé un petit air penché, mais commence à adopter ce port étagé et asymétrique des plantes chinoises.
Hélas, l’histoire n’est pas terminée. En la photographiant pour illustrer ce billet, je l’ai trouvée encore plus inclinée qu’à l’ordinaire.  Je me suis aperçue que la plus grosse tige était pourrie à la base. Un trou, plus gros que mes poings, la sépare de sa racine ! Pour la sauver du naufrage, nous avons calé une brique dans la cavité et fabriqué, dans une branche de noyer, une béquille de fortune.La_glycine_et_sa_bquille....

02/05/2007

Les potins de Celles 2007

Pour rien au monde, je ne raterai la fête des plantes à Celles. Elle n’est pas trop grande et il y a peu de stands « déco » toujours un peu kitsch. Les plantes y sont reines.
D’habitude, je reviens la voiture empanachée de vert et le portefeuille vide. Magnolia_yellow_birdMais cette fois j’ai été très raisonnable. Je n’ai acheté qu’une petite dizaine de godets. La végétation est très avancée, il fait chaud et terriblement sec. Tout juste sorties de leur tunnel, les jeunes plantes n’auraient pas résisté à un soleil méditerranéen et à l’inconstance de mes arrosages. Je me suis contentée de regarder et photographier.

Chez Damien Devos et Philippe Leclercq j’ai beaucoup observé les Magnolias jaunes.Dipelta_ventricosa
‘Elisabeth’ a des fleurs citron devenant crème à maturité, tandis que celles de ‘Yellow Bird’ restent jaunes. Tous deux sont des obtentions américaines. Viburnum_plicatum_pop_cornIl faut absolument que je trouve le temps d’aller à Herkenrode admirer ‘Petit Chicon’, ‘Banana Split’ et ‘Daphne’ obtenus par Philippe de Spoelberch. Parmi ses trésors, D. Devos avait aussi un Dipelta ventricosa très aguichant.

Jean-Loup Hennebelle était venu avec, entre autres, un Viburnum plicatum ‘Pop Corn’. Cette petite viorne de 2.5 m. de haut environ, fleurit, tôt, en avril. Les fleurs, en pompons, sont vertes puis blanc immaculé.. Le feuillage devient lumineux en automne. Geranium_alan_mayes

Thierry et Sandrine Delabroye proposaient deux geraniums nouveaux pour moi.
- G.
‘Alan Mayes’ serait un hybride de G. platypetalum. Ses très grandes fleurs bleu profond, s’épanouissent de la fin du printemps à septembre. En automne, le feuillage se teinte de rouge.
- Geranium_stephanie_2‘Stéphanie’ est un hybride entre G. peloponnesiacum et G. renardii. Il est apparu dans le jardin botanique d’Edimbourg. Les fleurs bleu pâle à lilas, veinées de plus sombre, fleurissent au printemps. Ils présentaient aussi un Epimedium ‘Delabroye hybride’. 

Chris Ghyselen avait enfin l’autorisation de vendre Persicaria amplexicaulis ‘Black Field’ dont il a cédé, jusqu’aujourd’hui, les droits à Piet Oudolf. Là, je n’ai pas résisté…