Tout me monde connaît la spirée Barbe de Bouc, Aruncus sylvester alias A. dioicus. J'en ai quelques pieds ici dans le jardin blanc. En juin, leurs plumets doux et crème se déploient. Mais pas pour longtemps et, s'il pleut, leurs barbes fanent moches: beigeasses, elles pendouillent tristement. Pas convaincue , je les ai gardés par négligence. Sans affection et avec fort peu d'entretien, les pieds ont prospéré, à l'ombre comme au soleil, au frais comme au sec.
Il y a quelques années, sur les conseils d'une amie, j'ai essayé Aruncus aethusifolius. L'espèce ne peut cacher sa parenté: plumetis ivoire et grande robustesse. Mais le modèle est réduit: 30 cm à tout casser. Quels en sont les avantages me direz-vous ?
D'abord les fleurs. Plus légères et graciles, accrochées à un pédoncule rougeâtre, elles sont tendues vers le ciel.
Les feuilles ensuite. Vert émeraude , elles sont fines et légères comme les fougères.
Mais ce n'est qu'un avant-goût. Après un été calme et discret, la plante s'embrase en septembre. Fleurs et feuilles se mettent alors au bronze cuivré lumineux.
Elle est parfaite à l'avant-plan de la petite scène "ocre soleil levant sur fond gris smog" que j'essaye d'aménager . A côté d'elle, le gris de la Salvia 'Berggarten' devient gai et éclatant. Pas loin les Carex comans 'Bronze' font le rappel, veillés par le fameux Buddleja nivea.
Je vous remercie du fond du coeur pour votre fidélité. Que cette fin d'année vous soit douce et chaleureuse. Et pour 2013, je vous souhaite tout l'amour du monde.
Rendez-vous début janvier!



















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