Depuis que je sais qu’elle existe, j’ai toujours aimé cette plante. Sa touffe de fleurs bilabiées qui s’éclate au-dessus d’un collet de bractées ressemble au chignon désordonné et voluptueux qu’une jeune fille branchée ferait émerger d’une serre-tête ensaucissonné. Même fanée, elle garde un certain attrait et lorsqu’on la caresse elle exhale un parfum étrange, agréable pour les humains mais répulsifs pour les insectes nuisibles.
Dès que j’en ai eu l’occasion, je l’ai essayé ici. Mes deux ou trois premiers essais ont avorté en quelques semaines. J’ai cru notre jardin trop sec en été. Dix ans plus tard, j’ai remis ça et le résultat fut délicieux. Et j’ai compris! Ce n’est pas la soif que la monarde craint, mais la faim! La terre de mes premières tentatives était pauvre encore. Après 10 ans de fumure et de compost, elle était devenue parfaite.
Enthousiaste, j’ai rattrapé mon retard. J’ai essayé tout ce qui s’appelait monarde et dont la teinte pouvait s’intégrer dans nos grands massifs mauves et lilas. J’ai trouvé ‘Blaustrumpf’ trop électrique, ‘Wintage Wine’ trop rouge, ‘Beauty of Cobham’ trop rose (elle est partie sous la pergola), ‘Mohawk’ est encore à l’essai, et ‘Scorpion’ est parfaite.
| M. ‘Vintage Wine’ | M. ‘Beauty of Cobham’ | M. ‘Scorpion’ |
Elle n’a jamais le mildiou. D’ailleurs, les autres non plus. Si on lui coupe régulièrement les fleurs fanées, elle fleurit plus longtemps que les autres, jusqu’en octobre. Et sa couleur est forte, sans être violente.
Et vous, quelles sont vos monardes mauves préférées ? En connaissez-vous une lilas, vraiment lilas et pas saumonée du tout ?


















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