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13/08/2008

La Loggia de la Villa del Balbianello

Je nous imagine si bien là!
La journée a été chaude. Le soir venu, la fraîcheur qui monte du lac apaise nos âmes. Nous parlons peu et buvons lentement du vin frais. Le spectacle et la brise suffisent. Le monde nous appartient.

    loggia

Rien n'incarne mieux l'art de vivre italien que la "loggia". Celle de la Villa del Balbianello, perchée à l'extrémité de la presqu'île de Lavedo, est ouverte des deux côtés, vers le Lac de Côme et vers la montagne.

     vue sur le lac

Elle a été construite avec la villa qui l'entoure, par le cardinal de Milan, Ange-Marie Durini, fin 18è. Plus récemment, le comte Guido Monzino y a élu domicile jusqu'à sa mort en 1988. Moins gourmand que nous, mais passionné d'alpinisme, il avait installé sa bibliothèque sur l'un des flancs de la Loggia.      ficus pumila

Je suis tombée sous le charme de la plante arachnéenne qui enlace les colonnes et drape  les murs. Il s'agit d'un Ficus pumila qui jamais ne poussera chez nous puisqu'il supporte à peine quelques coups de froids en-dessous de zéro. Personne n'a retenu le nom du jardinier génial qui l'a planté là il y a plus de deux siècles. Minutieusement conduit et taillé, il a formé des entrelacs de verdure qui allègent l'achitecture et la relient au jardin.

    ensemble   L'atmosphère du lieu lui doit beaucoup.

07/08/2008

Phlox mauves et lilas

Je suis ingrate! Je me plains souvent des plantes qui poussent mal ici, comme les Aster. Et j'oublie celles qui se plaisent à merveille. Les Phlox, par exemple.

Que l'été soit pourri ou caniculaire, ils sont toujours aussi fleuris. On les dits amateurs de fraîcheur et vite malades. Or, le sol est très vite sec ici, et jamais au grand jamais, je ne leur ai vu l'ombre d'une tache noire ou d'une feuille jaunie.

J'apprécie leur tenue - ils se passent de fer à béton - et je les aime pour leur couleur changeante. Plus forte et bleutée le matin et le soir, plus retenue et pâle en milieu de journée.

A la longue, j'en ai accumulé pas mal. Toujours dans les tons mauve - lilas, rose pâle ou blanc. J'ai une aversion totale pour les coloris flashies ou saumonés. Restons-en au mauve - lilas aujourd'hui.

    phlox 

  'Laura'(5)
'Lichtspel'
'Blue Paradise'
'Franz Schubert'
'Amethyst' (1)
'Lilac Time' (9)

- Le plus grand ? 'Lichtspel' (1.6m), suivi de près par 'Amethyst' (1.2m) (1).
- Le plus petit ?  'Laura'(0.7m) (5), à peine dépassé par 'Blue Paradise'  et 'Franz Schubert'.
- Les plus précoces ? 'Blue Paradise' (fin 06-07)  et 'Laura'.(fin 06-07)
- Le plus tardif ? 'Lichtspel' (08-09).
- Mon préféré ? 'Amethyst' (1), quoique 'Lilac Time' (9) ...
- Le moins aimé ? 'Blue Paradise'. Il plie plus vite et sa couleur est plus dure.

Pour équilibrer leur côté flou et "mousseux", j'essaie de les associer à des plantes au graphisme fort: Echinops ritro (8), Lythrum salicaria (2), Monarda 'Scorpion' (7), Persicaria amplexicaulis, Achillea 'Coronation Gold' (3), Hemerocallis jaune pâle...

    assoc 1

   assoc 1 nb assoc 3 nb  
  (6): Kalimeris incisa 'Charlotte', (4): Clematis 'Betty Corming'  

    assoc 3

Si vous en connaissez d'autres, je suis toute ouïe!

PS: les chiffres en gras et entre parenthèses renvoient aux légendes.

02/08/2008

L'eau dans les jardins italiens renaissants.

Les jardins italiens, encore scotchés à mes rêveries, me font presque oublier la fin des vacances.

Ce ne sont pas des jardins pour les jardiniers. N'y cherchez pas de plantes rares, ou d'associations exquises. Ce sont des jardins d'architectes qui mettent en scène leurs constructions, des jardins de poètes pour élever l'âme du promeneur, des jardins d'ombre et de lumière pour rafraîchir le flâneur.

     villa
     Perspective à la villa Barbarigo (Valsanzibio), qui se poursuit derrière la maison, sur la colline

L'eau y est souvent l'acteur essentiel. Flux sacré qui jaillit du ventre de la terre, dévalle la montagne en torrents, mares et ruisseaux, elle fascine les paysagistes italiens depuis la plus haute antiquité.

Dans leurs jardins, ils reproduisent les étapes de ce ruissellement divin. Ils le recréent de toutes pièces si nécessaire.
L'eau surgit de la roche (symbolisé par le géant Apenin au Pratolino) ou d'une grotte

     neptune1
     Grotte de Neptune à la Villa Gamberaia.

(nymphée), ruisselle vers un étang, puis rejaillit en cascade d'une rocaille artificielle, veillée par Neptune, le plus souvent.

    cascade
Près des habitations, son cours se discipline, les ruisseaux deviennent canaux et les étangs, bassins géométriques.

  arenciel leopards  
  Fontaine de l'Arc en ciel à Valsanzibio Léopards à l'entrée du paradis (Dante). Valsanzibio  

Fontaines et jets d'eau donnent lieux à d'extrêmes sophistications. Mélée aux allusions mythologiques et autres allégories, l'eau devient jeu.   

  jeudeau  fesses arrosees  
  Fontaine automatique à Valsanzibio. fesses arrosées toujours à Valsanzibio.  

A Valsanzibio (villa Barbarigo), ce périple aquatique trace la perspective centrale du jardin, de la montagne à l'entrée principale.

      perspective

Pour aller plus loin, je vous conseille évidemment d'aller sur place et de glisser dans vos bagages Vivian RUSSELL, Jardins d'Italie d'Edith Wharton, éd. Albin Michel, Paris, 1998.
Edith Wharton est une auteure américaine (1862-1937) passionnée par les jardins italiens. Elle les a arpentés inlassablement et en fit un livre (Villas et Jardins d'Italie, 1886) dont il est question celui-ci.

13/07/2008

Massif jekyllien bleu et jaune.

Que d'eau, que d'eau !
Les vivaces, et même les arbustes s'écroulent sous tant de pluie. Jamais je n'ai utilisé autant de "fers à béton-tuteurs"! Comme d'habitude, lorsque mon jardin me déçoit, je me plonge dans les milliers de photos prises ces dernières années.

Aujourd'hui, je suis restée scotchée devant celles prises à Garden House au printemps dernier. Le grand massif du jardin clos est dans le plus pur style "jekyllien".

   ensemble 1

Gertrude Jekyll (1849-1932), faut-il le rappeler, a créé le fameux "mixed border" à l'anglaise. Jusqu'alors, les massifs dits victoriens, étaient plantés de Salvia et d'oeillets d'nde clinquants, alignés suivant de savants motifs géométriques. G. Jekyll, peintre de formation et influencée par le mouvement "Arts and Crafts " (plus ou moins équivalent au style "art nouveau" sur le continent) a recherché des associations de couleurs plus harmonieuses et un effet plus naturel, en variant les formes et les hauteurs. Très souvent, elle disposait les plantes le long d'une promenade de gazon.

Ici, à Garden House, les deux couleurs retenues sont contrastées: le bleu et le jaune. Bleu dur et jaune chartreux. Mais il n'y a pas que les couleurs, il y a les formes et le rythme aussi.

    détail 1
Les bleus sont verticaux et raides (Delphiniums, Aconits, Iris, Baptisia australis) et les jaunes sont mousseux (Euphorbes).
Les couleurs sont plus soutenues au centre, mais adoucies et clairsemées aux extrémités (lupins jaunes pâles, peu visibles sur ces photos). Le promeneur a envie d'avancer pour atteindre l'intensité visuelle maximale, mais jamais son oeil n'est pas fatigué par l'excès permanent.

    ensemble 2

Je suis sûre que vous trouvez cela raide et figé. Un peu trop propre, peut-être. P. Hobhouse ou P. Oudolf auraient laissé quelques vagabondes se ressemer deci-delà. Mais, n'empêche, ça a de l'allure. Vous ne trouvez pas ?

livre Si vous voulez vous imprégner de l'univers de G. Jekyll, plongez-vous dans la lecture de "Couleurs et Jardins". Attention, vous n'en sortirez pas indemme et votre jardin non plus!
Gertrude JEKYLL, Couleurs et Jardins, éd. Herscher, Paris, 1988,
185 pp.

PS: quelques grains de sable ont déjà disparu. Reste à huiler la mécanique. C'est pour cela que nous partons en vacances jusqu'au 1er août.           Jardinez-bien!

06/07/2008

Des Libertia ...

Les Libertia ne passent pas inaperçus! Le graphisme fort de leurs feuilles raides, teintées de cuivre ou de bronze, captive toujours les regards, même distraits. Je les ai découverts il y a trois ou quatre ans, en Angleterre, je pense. Peut-être était-ce chez Beth Chatto, je ne sais plus. J'étais partagée. Voilà des plantes fortes, qui "tiennent" un massif à elles toutes seules. Mais, persistantes et néo-zélandaises, je les supposais fragiles aussi.           

Comme d'habitude, la passion l'a emporté sur la raison, et j'ai très vite acheté le premier trouvé, Libertia grandiflora

          libertia grandiflora

  Photo de très mauvaise qualité, veuillez m'en excuser ...    

Après des débuts un peu difficiles à mi-ombre, il s'est senti beaucoup mieux en plein soleil et terrain très sec. Chaque printemps, de longues hampes arquées portent des fleurs blanches très élégantes.

Enhardie, j'ai très envie d'essayer Libertia peregrinans. On le dit plus gélif, mais j'en ai vu qui semblait en pleine forme, pas très loin d'ici.

     libertia peregrinans

En mai dernier, à Coleton Fishacre, je suis tombée en extase devant une variété chilienne, Libertia caerulescens. La littérature et internet en parlent peu. A part sa beauté, je n'en connais pas grand chose et mon petit doigt me dit qu'il ne sera pas facile à trouver.

   libertia caerulescens

Si vous cultivez certaines de ces plantes, je serai ravie d'en apprendre un peu plus: rusticité, sol, exposition ...!  Merci

PS: quelques grains de sable se sont glissés dans la mécanique du quotidien..... Notre vie au jour le jour est un peu compliquée pour l'instant. J'ai hélas fort peu de temps pour répondre à vos commentaires, pour me promener et en déposer quelques uns sur les blogs amis. Promis, je me rattraperai dès que possible et merci pour votre patience.

29/06/2008

Quand les cimetières deviennent jardins ...

Ah que les morts anglais ont de la chance! J'aimerais tant, comme eux, reposer sous les herbes folles, écouter les friselis du vent dans les feuilles et me bercer du pas des promeneurs. Les tombes, toutes de gazon vêtues, sont dispersées dans un jardin, et marquées, çà et là, par une croix ou une stèle.

     saintjust

  Cimetière de Sint Just-in-Roseland en Cornouailles. On dit que des pirates et flibustiers y reposent...  

Ici, c'est exactement le contraire. Chacun se doit d'ensevelir les siens sous un austère parallélipipède de granit, poli si possible. C'est mieux. Au printemps, le fossoyeur pulvérise tout ce qui ressemble à du végétal pour garder les lieux "propres" et "nets". Les potées de chrysanthèmes et les couronnes de fleurs plastic, vite délavé, sont les seules fantaisies admises. Sauf pour y conduire un nouveau venu, personne n'y va jamais plus.

Mais ce vendredi, j'ai découvert le cimetière du Dieweg à Uccles (Bruxelles).

     dieweg1

Il a été créé au milieu du 19è siècle et sacrifié dans les années '50 sur l'autel du Ring Ouest de Bruxelles. Le projet fut abandonné, et le cimetière aussi. La végétation a repris ses droits. Les lierre sont soulevé les dalles, le gel et les racines les ont fendues, étouffant joyeusement les lignes austères.

     dieweg2
Sous le charme, les promeneurs sont revenus, pour casser la croûte pendant la pause de midi, pour rêver devant les noms alignés, les vies trop courtes, déchiffrer les caractères yiddish du secteur juif, faire un clin d'oeil à un ancêtre ou saluer Hergé (*)!

Depuis 1997, il est classé. L'entrée est libre et gratuite. 
Caro a déniché ce site passionnant


(*): mort en 1983, Hergé, selon ses voeux, a été enterré au Dieweg, grâce à une dérogation exceptionnelle.

23/06/2008

Les 1001 jardins

1001jardins2J'avais déjà feuilleté l'exemplaire d'une amie. Avec envie. Samedi, des copains - pour lesquels j'avais préparé les fameuses timbales glacées - me l'ont offert. Pour le coup, ils avaient tapé dans le mille.                                          

Une brique de 960 pages pour 1001 jardins, c'est mathématique. Chacun, ou presque, a droit a une page et une photo. Il y en a de toutes sortes et pour tous les goûts: petits jardins de ville, parcs paysagers, jardins botaniques, hotillonnages, jardins de châteaux, topiaires, prairies, jardins en terrasse, et j'en passe.

 

  1001jardins1

Ils sont classés par continent, par pays et par région, toujours du Nord au Sud et d'Ouest en Est. Pour chacun, quelques renseignements pratiques (le créateur, le propriétaire, le style, la superficie, la situation et le climat) précèdent une description courte mais soignée.

En fin de tome, 15 pages - même écrit tout petit, c'est court pour 1001 jardins !  - en disent un peu plus sur les coordonnées de chaque jardin.

Tiens, tiens, y aurait-il des jardins en Croatie ? Et oui, deux, sur la côte, au Nord de Dubrovnik. Tout pile où nous partons fin juillet! Je vous jure que je n'ai pas fait exprès!

Les 1001 jardins qu'il faut avoir vus dans sa vie, ss la dir. de Rae Spencer-Jones, éd. Flammarion, 2008, 960 pp.

18/06/2008

Timbale glacée aux fruits rouges

L'été revient timidement ... sur la pointe des pieds ... . Les groseilles rougissent, les framboises mûrissent, et les enfants sont en examens. Plus les années passent, plus cette période est difficile pour eux. Ils raffolent des fruits rouges et je les encourage avec ce petit dessert vite fait bien fait qu'ils adorent.

     photo 1

Timbale glacée aux fruits rouges.

Ingrédients pour 8 à 9 personnes:

- 400 gr. de meringues. Par fainéantise, j'achète 8 grosses meringues à la pâtisserie du coin.
- 500 gr. de crème fraîche entière et glacée.
- du coulis de framboises ou de fraises.
- quelques fruits rouges et 8 feuilles de menthe.

Concasser grossièrement les meringues. Monter la crème fraîche en Chantilly. Mélanger les meringues et la crème. Remplir 8 ou 9 ramequins en tassant bien le mélange. Les mettre au congélateur au moins 6 heures.
Les sortir du congélateur à la dernière minute. Attention, les timbales fondent très vite! Les démouler avec la la lame d'un couteau plongée dans l'eau chaude et les retourner sur une assiette. Verser un peu de coulis par dessus, et décorer de quelques fruits rouges et d'une feuille de menthe.

14/06/2008

Le talent de Piet

Le propriétaire a essayé de me décourager.
- "Vous ne verrez pas grand chose. Les jardins de P. Oudolf sont des jardins de fin de saison, vous savez." 
- "Oui, je sais Monsieur, mais un jardin bien conçu est beau toute l'année, même sans fleurs, je pense."
A vrai dire, je n'ai jamais rien vu de P. Oudolf, et Bury Court se trouve pile à mi-chemin entre Folkestone et le Devon. Voilà deux irrésistibles raisons pour lesquelles j'ai insisté et obtenu un rendez-vous. Nous y étions le 28 mai à 10 heures tapant! Et voilà ce que nous avons découvert:

     bury court 1

  burycourt 1 nb 1. Sanguisorba ...
2. Papaver rhoeas ...
3. Cirsium rivulare 'Atropurpureum'
4. Sanguisorba menziesii.
5. Helianthus salicifolius
6. ?
7. ?
8. Knautia macedonica 
Et plein de graminées ....
 

Le talent de Piet est manifeste.
- Les plantes de fin de saison sont "entreplantées"  de printanières qui disparaissent en été, ou supportent très bien l'ombrage de leurs grandes voisines.
- Il ose des associations de formes et de couleurs inédites. Les grosses flaques écarlates des coquelicots sont adoucies par les petits goupillons pourpres des sansguisorbes, persicaires et Cirses.
- Le choix de plantes est limité. Les répétitions rythment et donnent de la force à l'ensemble.

     bury court 2

Plus jamais, je ne croirai les détracteurs de Piet Oudolf!

PS: Si quelqu'un peut m'aider à compléter la légende de cette photo et me dire où trouver ces coquelicots, je l'en remercie déjà!

08/06/2008

Des escaliers ...

C'est étrange. Depuis le début de ma passion pour le jardinage, je suis captivée par les escaliers. A chaque visite de jardin, je les guette. Je monte, je descends, je compte les marches. Je photographie. Je dois être frustrée. Notre jardin est d'une infinie platitude. La région est vallonnée, mais notre lopin a tout du terrain de football. Jamais je ne pourrai descendre les quelques marches fleuries du perron pour accueillir les invités, et en monter deux ou trois autres d'un pas alerte, pour accéder à la terrasse. J'essaie de m'y faire en admirant ceux des autres.

      great dixter

        Escalier Lutyens à Great Dixter.

coleton fishacre Mon premier émoi d'escalier, c'est à Great Dixter ou ici) que je l'ai eu. Je suis restée béate devant le graphisme épuré et souple de celui conçu par l'architecte E. Lutyens. Depuis j'en ai rencontré beaucoup qui reprenaient le motif, à Coleton Fishacre (à droite), chez Agapanthe, par exemple. Le résultat est toujours agréable à l'oeil.

    

     kerdalo

     Kerdalo

Très différents, les "escaliers-portails", larges et encadrés de piliers, sont tout empruntés de majesté. Carrément massif, me direz-vous. Oui, mais allégés par des plantations floues et sauvages, ils deviennent grandioses.

      gardenhouse

     Garden House (Devon)

Caché dans l'anfractuosité d'un vieux mur, ce petit escalier est tout le contraire. Etroit et sombre, tapissé de mousse, il suinte de mystère. Impossible de résister, il faut le gravir pour caresser l'helxine et découvrir le secret qu'il cache.

     oostkerke

A Oostkerke, j'ai été stupéfaite. Mien Ruys (la paysagiste) a réussi à caler quelques marches dans un terrain plus plat encore que le nôtre. Avec des remblais, elle façonné un bourrelet de terre, trois petites marches pour l'enjamber et trois petits buis de chaque côté pour souligner.

Mais dites-moi, il est donc possible de mettre des escaliers partout ! Chez nous aussi ? Je rêve ...